Union des Syndicats de Pharmaciens d'Officine

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Enquête Avenir Pharmacie : les patients ouverts à de nouveaux services en officine

Les résultats de l’étude Avenir Pharmacie ICI , dévoilés en préambule du prochain salon Pharmagora Plus qui aura lieu à Paris les 11 et 12 mars prochain, réalisée par Satispharma et Opinion Way auprès de 4 043 patients, 521 pharmaciens et 191 équipes officinales entre le 20 janvier et 17 février 2017, indiquent une tendance claire : les patients font suffisamment confiance à leur pharmacien pour le laisser prendre un rôle plus important dans le suivi de leur santé.

De leur côté, les pharmaciens qui s’estiment « heureux au travail » (70 %) sont tout à fait prêts à endosser ces nouvelles responsabilités et à offrir de nouveaux services, à condition que la rémunération suive.

Si 57 % des acheteurs en pharmacie suivent un traitement médicamenteux depuis au moins 3 mois, seul un tiers se déclare être bon observant. Parmi les non-observant, près de 58 % se disent intéressés par la préparation d’un pilulier hebdomadaire par le pharmacien, contre 28 % chez les bons observant. Plus intéressant peut être, 56 % des patients de la tranche des 18-24 ans (bon-observant ou non) plébiscitent ce service. En cela, il faut certainement plus y voir la forte propension qu’ont les jeunes à utiliser toutes sortes de services, dématérialisés ou non, qu’ils estiment leur apporter un gain de temps, plutôt qu’un réel souci d’observance.

En revanche, seuls 28 % des patients se disent prêts à payer pour ce service (41 % pour les non-observant). Un écueil de taille pour les 88 % de titulaires qui se déclarent prêts à proposer ce service « à condition que la rémunération soit suffisante ».

  

Le conseil pharmaceutique plébiscité

Dans le même ordre d’idée, 66 % des patients trouveraient utile d’avoir un entretien de 15 minutes avec leur pharmacien pour les aider à bien prendre leur traitement. Du côté des titulaires, ils sont 90 % à être favorables à ce service, sous réserve, encore une fois, de la mise en place d’une rémunération suffisante. Deux tiers des patients estiment par ailleurs qu’un entretien de préparation au retour après hospitalisation effectué par leur pharmacien serait une bonne idée. D’une manière générale, la confiance mise dans les pharmaciens vis-à-vis des traitements à prendre est quasiment totale et atteint 99 % des patients sondés.

La possibilité d’envoi des ordonnances par internet et la récupération des médicaments sans faire la queue séduit 62 % des patients (83 % des 18-34 ans). De même, un patient sur deux serait intéressé par la livraison des médicaments  et autres produits à domicile. Ils restent tout de même 43 % à se dire prêts à payer 5 euros pour ce service.

Plus original, près de 4 patients sur 10 seraient d’accord pour payer leur pharmacien afin que ce dernier s’occupe des aspects administratifs de santé, sachant que deux tiers d’entre eux les trouvent difficiles à gérer. Enfin, et malgré ce que l’on aurait spontanément tendance à penser, les patients français ne sont que 23 % à être intéressés par l’achat de médicaments sans ordonnance sur internet. Un chiffre plutôt bas qui peut être interprété par l’existence d’un maillage officinal toujours dense et la volonté conservée des patients d’avoir un échange réel avec leur pharmacien dont ils savent qu’il pourra leur prodiguer des conseils personnalisés.